On parle des berges de Garonne

Le conseil municipal et 3 membres du « Collectif pour la sauvegarde des berges de Garonne » (invité) se sont réunis mardi 8 en fin de journée, en visioconférence avec l’entreprise ISL qui a rédigé le dernier rapport sur des travaux urgents à réaliser sur les berges.

Pourquoi sans le cabinet ICE? (note: ICE  a mené la majeure partie des études jusqu’ici, en complément des études du service de l’Etat -le CETE). Parce que ICE n’était pas disponible, et parce qu’il fallait prendre une décision rapide: la mairie demanderait-elle une aide de l’Etat pour les travaux préconisés par ISL avant le 12 juillet? L’aide de l’Etat proposée pour ces travaux d’environ 80 000€ s’élèverait à 32 000€ et empêcherait d’obtenir une aide l’année prochaine, il a donc été sagement décidé de ne pas la demander.

Pourquoi des travaux si peu onéreux? Le cabinet ISL a clairement  affirmé qu’il avait été mandaté uniquement pour une étude des interventions à caractère urgentes, il a affirmé que les interventions qu’il préconise sont nécessaires à court terme (mais pas explicitement urgentes). Il a pris pour hypothèse que le piétonnier pourrait, si besoin, passer sur la route par endroits.

La démarche préventive n’est pourtant pas encore jetée aux orties, car l’équipe municipale au complet a souhaité la remettre sur les rails. Une entrevue avec ICE est souhaitée. ICE a revu à l’économie son projet sur les berges, rappelant en parallèle que plus on diminue les travaux, moins on est susceptible de pouvoir garantir les travaux.

Nonobstant  les nouvelles préconisations de ICE -revues donc  à la baisse-, il a été étrangement proposé de définir un plan pluriannuel en tronçons « verticaux », sur des décennies (sic), qui saucissonnerait l’ensemble des travaux sur un grand nombre de tranches. Si cela pourrait engager des entreprises dans la durée (et c’est bon pour leur calendrier de travail), cela impliquerait de faire venir et mettre en place des chantiers de nombreuses fois, ce qui ne semble pas être un  élément propice aux économies! De plus, ce système de marché à tranches sous entend que l’Etat et le Conseil Général s’engagent à nos côtés dans une grande durée…et affermissent les tranches de concert avec la municipalité…

En soutien des relevés topographiques actuels, et du recul de 6m constaté depuis 1970 sur certains points de la berge, il a été proposé de faire des mesures annuelles. Ceci a pour but de garder un élément objectif à opposer aux tenants du « tout va très bien Mme la Marquise ».

Le sujet de l’île a été évoqué, qui sera arasée à l’automne mais aucun droit n’a été donné dans le sens d’une intervention sur le lit de la Garonne. On notera que, à part le Couesnon (baie du Mont Saint Michel), peu de cours d’eau ont été autorisés à être dragués depuis la dernière loi sur l’eau de 2006 malgré des soucis d’ensablement des rivières ou de déchaussement des piles de ponts dans de nombreuses communes.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s